Sortie Banicous & Chimères en juillet

Aven de Banicous
11/07/26
Membres : Joan Dubois, Valentin Wendling, Raphaël Villeneuve
Causse Méjean
TPST : 12h30 pour -350m

Nous nous sommes retrouvés la veille au soir chez Joan à Saint Martin de Boubaux, Raphaël arrivant de Carcassonne, Valentin et Joan ayant préparé les kits de corde du club la journée. Ce samedi matin, après la préparation des affaires annexes (nourriture…), la collecte d’eau et le dépôt de la voiture de Raphaël sur la route d’Alès, nous faisons route vers le Causse Méjean et la première sortie de ce we spéléo.
Nous nous garons à 50m de l’entrée de l’Aven de Banicous, il fait chaud mais supportable. Joan commence à équiper à 10h40 et le reste du groupe entre finalement dans le trou à 11h, bien chargés de 5 kits de corde et 1 d’affaires annexes.
D’entrée de jeu, les puits sont pleins vides, ça nous met dans l’ambiance.
Le passage des premiers P37 et P15 se fait sans encombres, excepté une longueur de corde un peu trop courte qui obligera Joan à rabouter 2 cordes à 2m du sol, et le reste du groupe à un passage de nœud court-circuitable en désescaladant.
Le P17 et le P53 sont bien équipés par Joan, avec un pendule à droite et une vire de 10m qui nous permettent d’éviter le beau lac à la base du puits.
Un court passage à pied nous amène jusqu’en haut d’un premier ressaut étroit, où Joan voit qu’il vient par mégarde d’utiliser un des kits de corde destiné à la suite, mais après revue des cordes dans les kits restants cela n’aura pas de conséquences, les longueurs de corde restantes pour les ressauts et puits suivants se goupillant bjen.
Décision est prise de manger en haut du ressaut, puis Valentin passe à l’équipement. 2 ressauts, premiers passages étroits et qui sont parcourus par une cascade, nous mouillent bien. Un P14 puis un cours méandre nous amènent au sommet d’une vaste verticale de 140 m coupée en P 22, un superbe P 94 et P 23. Nous tombons sur une diaclase suivie d’un P12 qui nous amène à la salle finale qui présente plusieurs renfoncements boueux et un passage bas où s’engouffre le cours d’eau.
Nous remontons efficacement (non sans certains temps d’attente incompressibles notamment dûs à la remontée des kits dans les 2 ressauts étroits). Après les ressauts Joan part devant avec 2 kits, ressort de la grotte en posant ses 2 kits, et finalement nous retrouve en bas du P17. Un dernier coup de collier pour la remontée plein vide avec les kits bien lourds et nous sortons finalement sous les étoiles à 23h30, fourbus mais heureux.
Un dîner très attendu à base de produits des supers voisins de Joan et de spécialités du Sud-ouest, et nous nous endormons très rapidement dans nos tentes juste montées (sauf Valentin qui a préféré son hamac).

L’aven des Chimères

Aven des Chimères :
12 juillet 2026
Johan, Raphaël et Valentin
TPST : 8h

Je me réveille dans mon hamac devant Banicous, trop tôt car j’aurais bien fais une grass’ mat’. Les autres ne voulaient pas rentrer pas trop tard, donc on a décidé d’entrer pas trop tard. Bon, on entre à 10h!
On fait le trajet depuis Banicous, ça va pour l’approche, moins de 500m ! La grotte est encore équipée avec les cordes d’explo. On entre par la petite entrée où des blocs écroulées ont été évacués. On commence par progresser en semi quatre pattes dans le sable durant un bon moment. On arrive dans des petites salles, encore du sable. On rejoint un joli méandre tantôt étroit tantôt plus large et très bas. La progression est à la fois ludique et ça réveille bien. Je me réveille et deviens bien motivé ! On atteint le haut d’une salle plus grande, d’où on descend sur des cordes un peu usées… ici une petite cascade nous arrose doucement lors de la descente. On rejoint un magnifique méandre avec une petite rivière qui finit par une petite cascade. Celle-ci arrose une petite salle dans laquelle des micro cheminées de fées ornent les bordures de l’eau. De là encore quelques mètres de méandre et on arrive sur un balcon, qui domine un puis de 90m. Au dessus de nous il doit y avoir au moins 40m. La salle est aussi très large et longue, nos lampes n’éclairent pas les extrémités… C’est une salle énorme ! De là deux cordes d’explo sont en place. Une qui va vers le fond, l’autre qui descend et s’enchaîne par un grand pendule et rejoint une vire. On rejoint un grand balcon, on progresse sur ce balcon. Plein de directions peuvent y être explorées. Mais on a dit qu’on remonte avant la nuit, donc on décide de ne pas aller plus loin et on remonte. On fait le trajet en sens inverse tranquillement. Un moment on arrive dans une petite salle qu’on a pas vue, juste à côté de l’itinéraire, mais peu visible dans l’autre sens. On ressort au soleil vers 18h et on va laver tout le matos du week-end dans le Tarnon en passant Florac. C’est une cavité où les volumes deviennent de plus en plus grands et remarquables vers le fond. On ressort avec l’envie d’explorer d’avantage la grande salle du fond. Bon, il faudra des cobayes pour porter des kits dans le long parcours du début quand l’équipement d’explo sera retiré… Une belle découverte ! Merci aux découvreurs qui nous ont invités et nous ont partager la topo par téléphone.